L'astrologie dans l'histoire
Initialement, l’astrologie se voulait prédictive.
Ainsi faisait-elle l’objet d’une méthodologie très élaborée et technique, corroborée par les cycles planétaires et les événements en rapport, dont seuls les astrologues avaient le secret.
Au fil des siècles, l’astrologie a acquis son titre de noblesse, largement soutenue et mise en pratique par les plus grands de ce monde (rois et empereurs) avant de le perdre sous la pression de l’église au XVIIème siècle.
Beaucoup de textes anciens ont alors disparus.
« La science du ciel » comme disait les anciens, prise très au sérieux durant l’antiquité.
Quel roi de France se serait contenté d’un astrologue qui argumente sa psychologie à l’heure où la famine se déversait sur la France ?
Une erreur de prédiction pouvait être fatale et conduire l’astrologue droit au bûcher ! mieux valait ne pas se tromper…
Dans l’antiquité, la haute société consultait régulièrement les astrologues. L’astrologie étant très reliée à la politique.
Cet attrait pour les astres persévère encore fortement aujourd’hui parmi nos dirigeants et autres personnalités : François Mitterrand et Jacques Chirac (Elisabeth Teissier), Georges Pompidou (Mme Soleil), le Général De Gaulle (Commandant Maurice Vasset, militaire et formé à l’astrologie), Ronald Reagan (Joan Quigley), Lady Diana (Debbie Franck) …
La liste étant certainement plus longue, mais une omerta bien compréhensible dans le monde des affaires et sur un sujet aussi grave que celui concernant l’avenir d’un pays inciterait les concernés à la discrétion sur leurs croyances astrologiques.
Nostradamus lui révéla les conditions de la mort du roi Henri II et l’accès au trône de 3 de ses enfants.
Les astrologues ayant ainsi investi les plus hauts rangs de la monarchie, ils contribuaient activement, par leurs conseils et prédictions, aux décisions de l’état.
En effet, les rythmes du ciel et les cycles de la nature ont été très tôt observés par l’homme, et valent encore de nos jours (la lune a une grande influence sur les marées).
L’étoile du berger (Vénus), 1ère étoile visible dès la tombée de la nuit, servait de repère pour rentrer les troupeaux à la bergerie.
Par ailleurs, l’astrologie horaire fut la 1ère astrologie à voir le jour.
Il s’agit de l’astrologie de « l’instant ». On étudiait le ciel à l’heure précise d’une interrogation.
La réponse dépendait des positionnements planétaires du moment.
Selon Hippocrate (médecin grec, 460 avant JC) : « nul ne peut se prétendre médecin s’il ne connaît pas les bases de l’astrologie ».
On parlait là de décombitures (interprétation médicale d’un thème), pour trouver des remèdes de guérison.
Ainsi, l’astrologie se veut prédictive, avec des techniques éprouvées par les plus puissants de l’époque. Elle est hautement considérée.
Dès le XVI siècle, un collège d’astrologie et de médecine est même créé à la faculté de Paris, sous l’accord du roi Charles V.
Cependant, Colbert l’interdit en 1666 et retire cette discipline de l’université sous la pression des jésuites. La divination devient alors sévèrement sanctionnée.
La seule croyance autorisée étant celle de Dieu, seul maitre de nos vies.
L’astrologie fût ainsi bannie et les astrologues réprouvés.
Suite à la disparition de l’astrologie en France au siècle des lumières (XVIIIème siècle), la majorité des textes argumentant les techniques prédictives ancestrales qui nous ont été transmises a migré à l’étranger ou s’est perdue avec le temps.
Robert Schmidt et Alan White, 2 astrologues américains, ont traduit en anglais une grande partie de tous ces textes initiaux écrits en Grec pour relancer l’astrologie Hellénistique dès les années 80 aux Etats Unis.
Sur le sol Français, la barrière de la langue ne nous offre encore que peu de sources astrologiques originelles à disposition.
