L'astrologie humaniste vs astrologie traditionnelle
L’astrologie a lentement repris son essor en évoluant dans ses techniques avec la découverte de nouvelles planètes.
Remise au goût du jour par les modernes via le courant humaniste (axé sur la psychologie), elle a néanmoins perdu une bonne partie de l’essence des textes anciens en se réinventant.
Plus actuelle, et adaptée à son époque, l’astrologie moderne s’est amplement diffusée dans nos sociétés grâce à la multiplicité des canaux médiatiques (internet, magazines, radio…) en y établissant les horoscopes.
De nouvelles planètes ont été découvertes (les transpersonnelles) : Uranus (1781), Neptune (1846), Pluton (1930) et rajoutées à celles d’antan (le septénaire) : la Lune, Mercure, Vénus, Soleil, Mars, Jupiter et Saturne.
Depuis le XIXe S. de nombreux astéroïdes se sont rajoutés à la liste.
Pour réintégrer l’astrologie à nos vies, il nous a fallu la restaurer, la faire évoluer avec son environnement en y instaurant de nouveaux codes, de nouvelles méthodes simplifiées, plus compréhensibles et accessibles à tous.
Elle s’est alors présentée et réinventée sous une nouvelle version plus psychologique. Celle du courant Freudien.
Elle a ainsi gagné en simplicité dans sa méthodologie et son interprétation, les règles ancestrales innombrables et souvent fastidieuses à la pratique ayant quasiment toutes disparues, au profit de nouvelles théories.
Certaines analogies planétaires (les bases du courant traditionnel) ont radicalement changé. Les correspondances signes / planètes / maisons astrologiques en sont la preuve manifeste.
Qu’est devenu l’« ordre Chaldéen » des planètes ? grand fondement de l’astrologie antique.
La notion de « secte » (secte de jour/nuit), capitale chez les anciens, est elle aussi passée « aux oubliettes ».
Epurée de ses sources originelles, l’astrologie est ainsi devenue « grand public ».
Ainsi est-elle revenue sur le devant de la scène.
Qui n’a jamais lu son horoscope ?
L’astrologie moderne et psychologique s’est néanmoins parfaitement adaptée aux problématiques de notre temps.
Dans sa nouvelle pratique, on y a développé une certaine empathie en propageant un maximum de bienveillance, de soutien et de générosité à l’égard du consultant, au regard de son thème natal et des problématiques reliées à son « moi » profond.
De fil en aiguille le consultant est devenu « le patient », dont les maux intimes trouvent leur sens à la lecture de son thème, et vis-à-vis desquels une réponse astrologique bienfaisante apparaît comme le remède fondamental pour « guérir sa vie ».
Ainsi est apparue l’« astro-psychologie », à visée thérapeutique.
En effet, de nos jours, il semble que nous allons consulter l’astrologue de la même façon que nous irions chez le psychologue.
Des chemins se sont croisés.
Plus actuelle, et adaptée à son époque, l’astrologie moderne s’est amplement diffusée dans nos sociétés grâce à la multiplicité des canaux médiatiques (internet, magazines, radio…) en y établissant les horoscopes.
L’astrologie a grandement bénéficié de l’avancée de la science et de la recherche astronomique dans son évolution.
De nouvelles planètes ont été découvertes (les transpersonnelles) : Uranus (1781), Neptune (1846), Pluton (1930) et rajoutées à celles d’antan (le septénaire) : la Lune, Mercure, Vénus, Soleil, Mars, Jupiter et Saturne.
Depuis le XIXe S. de nombreux astéroïdes se sont rajoutés à la liste.
Pour réintégrer l’astrologie à nos vies, il nous a fallu la restaurer, la faire évoluer avec son environnement en y instaurant de nouveaux codes, de nouvelles méthodes simplifiées, plus compréhensibles et accessibles à tous.
Elle s’est alors présentée et réinventée sous une nouvelle version plus psychologique. Celle du courant Freudien.
Elle a ainsi gagné en simplicité dans sa méthodologie et son interprétation, les règles ancestrales innombrables et souvent fastidieuses à la pratique ayant quasiment toutes disparues, au profit de nouvelles théories.
Qu’est devenu l’« ordre Chaldéen » des planètes ? grand fondement de l’astrologie antique.
La notion de « secte » (secte de jour/nuit), capitale chez les anciens, est elle aussi passée « aux oubliettes ».
Epurée de ses sources originelles, l’astrologie est ainsi devenue « grand public ».
Elle a doucement évolué vers une version plus ludique et « bon enfant », puis s’est largement popularisée en se déversant en dernière page des magazines féminins via la rubrique « horoscope ».
Ainsi est-elle revenue sur le devant de la scène.
Qui n’a jamais lu son horoscope ?
Dans sa nouvelle pratique, on y a développé une certaine empathie en propageant un maximum de bienveillance, de soutien et de générosité à l’égard du consultant, au regard de son thème natal et des problématiques reliées à son « moi » profond.
De fil en aiguille le consultant est devenu « le patient », dont les maux intimes trouvent leur sens à la lecture de son thème, et vis-à-vis desquels une réponse astrologique bienfaisante apparaît comme le remède fondamental pour « guérir sa vie ».
Ainsi est apparue l’« astro-psychologie », à visée thérapeutique.
En effet, de nos jours, il semble que nous allons consulter l’astrologue de la même façon que nous irions chez le psychologue.
Des chemins se sont croisés.
Pistes de réflexion
Mais qu’a-t-on fait de l’aspect prévisionnel ?
Le rôle initial de l’astrologie
On ne parle plus de « prédictions » mais de « tendances » et « potentialités ».
Il s’agit de l’astrologie la plus populaire en France aujourd’hui, car la plus récente et donc largement documentée (internet, réseaux sociaux, librairies…).
La psyché du natif étant devenue le point central de l’interprétation astrologique, cette pratique se veut néanmoins très pertinente dans le cadre d’une analyse basée sur le développement personnel.
Dans cette optique, le consultant a la possibilité d’effectuer un réel travail en profondeur accompagné de l’astrologue, en vue d’une remise en question bénéfique en rapport avec son thème.
L’astrologue pose des faits.
Son apprentissage s’apparente à une science difficile, nécessitant de nombreuses connaissances techniques et mathématiques, résultant de la transmission des méthodes antiques.
Il est bon de rappeler que les astrologues de l’antiquité étaient pour la plupart des mathématiciens et astronomes.
Cette discipline est notamment étudiée aux Etats Unis, en Angleterre, ainsi qu’en Inde à l’université. Des diplômes de doctorats sont même délivrés.
En Inde, l’astrologie (Astro. Védique – Zodiaque sidéral) a toujours été un mode de vie à part entière et s’intègre parfaitement à la culture du pays. Il faut 8 ans en Inde pour devenir astrologue.
Cependant, on a souvent reproché à l’astrologie traditionnelle son aspect fataliste et déterministe.
Dans quel sens pouvons-nous aborder la notion de fatalité ?
Quel serait notre pouvoir personnel dans la gestion de nos vies si tout est déterminé à l’avance ?
En développant une nouvelle astrologie, ils ont ainsi intégré la notion de « libre-arbitre » dans les lectures de thèmes.
Selon les modernes, l’individu serait seul maître de son destin.
Cette astrologie est par conséquent très peu encline à la prédiction car tout serait propice à l’évolution et tributaire de nos seuls comportements et schémas psychologiques en perpétuels mouvements, et considérés comme les éléments centraux d’un thème de naissance.
La vie ne serait alors que tendances et probabilités, liés à nos actes du moment se répercutant inexorablement dans le futur.
De cette façon tout serait en mouvance constante allant du pire vers le meilleur et inversement, en fonction de l’état d’être et de pensée de l’individu.
Un thème n’est donc pas figé.
L’individu aurait la possibilité de transcender son thème par ses actes et sa pensée.
Voilà ce qui différencie grandement le courant humaniste du courant traditionnel, qui, quant à lui, révoque la notion de « possibilités ».
Selon la tradition, un thème astral décrirait les événements majeurs d’une vie.
La justesse de leur décryptage dépendrait donc des uniques compétences de l’astrologue et la perspicacité de son analyse.
Quoi que nous fassions, l’événement déjà inscrit au thème natal serait donc destiné à se réaliser.
Les comportements instinctifs du natif, pré-établis par ses états planétaires de naissance, sont immuables et en relation aux situations qu’il aura à vivre tout le long de son existence.
Le libre arbitre du consultant serait donc d’avantage relié à la puissance planétaire des forces en action lors d’un événement en prévision.
En partant de ce postulat, c’est la notion de force planétaire qui serait la plus ambiguë à déterminer.
Des pistes relatives à la « qualité » de l’événement à venir peuvent néanmoins orienter l’astrologue concernant les répercussions à envisager dans la vie du natif, et ce, en fonction des différentes interactions avec les autres astres en présence.
Exemple : si dans une carte natale l’astrologue prévoit un événement Marsial (symbolique de mars : violence, coupure, accident, chirurgie, soudaineté…), la difficulté d’interprétation réside donc dans le fait de déterminer précisément la puissance de mars, planète active.
Dans les 2 cas, mars sera la planète impliquée.
En astrologie traditionnelle, l’événement marsial, quel qu’il soit (grave ou pas), et initialement prévu dans le thème natal, se réalisera. La position de mars (et son état planétaire) sera bien évidemment déterminante pour présager de sa force et des faits.
Ainsi se décline l’aspect « fataliste » du thème.
Le « libre arbitre » du natif résiderai par conséquent dans sa propre capacité à mettre en œuvre des comportements de sagesse et prudence (ou pas) dans sa vie quotidienne pour s’épargner les turpitudes de mars, astre considéré comme maléfique par les anciens.
Mais encore faut-il que le consultant ait connaissance de son thème et puisse appréhender ce que mars aurait à lui offrir de par son placement sur sa carte de naissance.
En effet mars peut prendre des tournures très différentes (bonnes ou mauvaises) en fonction de sa disposition, des planètes qui lui sont reliées et si le thème est diurne ou nocturne.
En effet, un événement lié à mars pourrait aussi bien concerner une coupure bénigne en faisant son jardin, qu’un accident de la route gravissime. Les conséquences ne seront bien évidemment pas les mêmes.
Dans les 2 cas, mars sera la planète impliquée.
En astrologie traditionnelle, l’événement marsial, quel qu’il soit (grave ou pas), et initialement prévu dans le thème natal, se réalisera. La position de mars (et son état planétaire) sera bien évidemment déterminante pour présager de sa force et des faits.
Ainsi se décline l’aspect « fataliste » du thème.
Le « libre arbitre » du natif résiderai par conséquent dans sa propre capacité à mettre en œuvre des comportements de sagesse et prudence (ou pas) dans sa vie quotidienne pour s’épargner les turpitudes de mars, astre considéré comme maléfique par les anciens.
Mais encore faut-il que le consultant ait connaissance de son thème et puisse appréhender ce que mars aurait à lui offrir de par son placement sur sa carte de naissance.
En effet mars peut prendre des tournures très différentes (bonnes ou mauvaises) en fonction de sa disposition, des planètes qui lui sont reliées et si le thème est diurne ou nocturne.
Ainsi, les répercussions négatives engendrées par mars dans la maison impliquée (domaine de vie) pourraient très bien convenir au consultant et être en rapport avec son souhait personnel, même si cette planète détruit le domaine en question. Ce serait à lui seul d’en juger….
Par exemple, si mars promet un divorce, seul le natif peut juger du caractère bénéfique ou maléfique de la situation pour lui-même.
En fonction de son attrait pour la solitude ou si son conjoint était violent par exemple, cette rupture sentimentale pourrait parfaitement être bien vécue et s’avérer positive pour le consultant.
En astrologie traditionnelle, l’individu est indissociable de ses planètes de naissance et leurs caractéristiques. Toute sa vie le soumet aux mêmes types d’énergies planétaires propres à son thème natal, sur des situations différentes, et qui se « ré-initialisent » chaque année (révolution solaire).
Les aspects et transits interférant avec ces mêmes planètes peuvent néanmoins nuancer leurs effets périodiquement.
Une planète en chute ou en exil ne pourra jamais se comporter comme une planète en dignité, et ce, quoi que fasse le consultant dans ce sens.
Elle pourra être « meilleure » à certains moments de la vie, mais sera toujours sujette à sa malignité originelle reliée au thème natal.
D’où l’intérêt d’une analyse rigoureuse et pointue (dignités majeures et mineures, réceptions, vitesse des planètes, combustion…) des états planétaires en présence avant toute interprétation astrale.
Il est à noter qu’une planète maléfique n’est pas maléfique pour le natif lui-même mais uniquement pour le domaine touché.
Ainsi, les répercussions négatives engendrées par mars dans la maison impliquée (domaine de vie) pourraient très bien convenir au consultant et être en rapport avec son souhait personnel, même si cette planète détruit le domaine en question. Ce serait à lui seul d’en juger….
Par exemple, si mars promet un divorce, seul le natif peut juger du caractère bénéfique ou maléfique de la situation pour lui-même.
En fonction de son attrait pour la solitude ou si son conjoint était violent par exemple, cette rupture sentimentale pourrait parfaitement être bien vécue et s’avérer positive pour le consultant.
En astrologie traditionnelle, l’individu est indissociable de ses planètes de naissance et leurs caractéristiques. Toute sa vie le soumet aux mêmes types d’énergies planétaires propres à son thème natal, sur des situations différentes, et qui se « ré-initialisent » chaque année (révolution solaire).
Les aspects et transits interférant avec ces mêmes planètes peuvent néanmoins nuancer leurs effets périodiquement.
Une planète en chute ou en exil ne pourra jamais se comporter comme une planète en dignité, et ce, quoi que fasse le consultant dans ce sens.
Elle pourra être « meilleure » à certains moments de la vie, mais sera toujours sujette à sa malignité originelle reliée au thème natal.
D’où l’intérêt d’une analyse rigoureuse et pointue (dignités majeures et mineures, réceptions, vitesse des planètes, combustion…) des états planétaires en présence avant toute interprétation astrale.
Quelles sont les limites du «libre arbitre» ?
Par conséquent une sacrée dose de volonté serait à déployer par le natif pour lutter contre ses comportements spontanés, sur lesquels il s’est construit depuis sa venue au monde, et reliés directement à ses placements planétaires dans son thème natal.
La volonté d’un homme est-elle supérieure à ses comportements automatiques de naissance ?
Les nombreux soucis liés aux addictions et habitudes en tout genre peuvent aisément nous apporter un début de réponse…
Les humanistes, quant à eux, mettent en avant la notion d’« évolution », et ce, quels que soient les placements initiaux d’une carte astrale. Dans un thème, tout ne serait que mouvements.
Les caractéristiques générales (comportements, talents, besoins…) qui définissent un individu en fonction de ses dispositions planétaires de base, seraient donc assujetties à une sorte de remaniement permanent, et directement en rapport avec le travail d’introspection réalisé par ce même individu sur lui-même.
Cela signifierait-il que nous ayons tous la possibilité d’agir sur nos comportements de base par simple conscientisation de nous-même vis-à-vis d’un objectif à atteindre ?
A plus ou moins long terme, n’aurions-nous pas tendance à retourner instinctivement vers nos « instincts premiers », ceux avec lesquels nous nous sommes développés durant une bonne partie de vie, dans le sillage de notre thème natal ?
Combien de personnes tiennent durant 1 année entière leurs bonnes résolutions prises le jour d’une nouvelle année ?
Sommes-nous nombreux à pouvoir suivre scrupuleusement et sur le long terme un changement dans nos habitudes alimentaires dans le cadre d’un régime diététique ?
Sans aucun doute avons nous tous un libre arbitre, aussi conditionné soit-il, à mettre en œuvre dans nos vies pour en déterminer la direction. Cependant, faire fi de nos aptitudes et instincts innés au profit de comportements purement stratégiques et conventionnels sociaux, dans un but d’accomplissement personnel, relève à mon sens d’un réel défi.
Le « libre arbitre » étant une notion controversée et discutable, et ce, sur de nombreux points….
L'ASTROLOGIE ET LA DESTINEE
PAR VETTIUS VALENS
(Astrologue Grec
2è siècle après J.C)
L'ASTROLOGIE ET LA DESTINEE
PAR VETTIUS VALENS
(Astrologue Grec
2è siècle après J.C)
Ainsi donc, les initiés de cet art, ceux qui souhaitent avoir la connaissance de l’avenir, seront aidés parce qu’ils ne seront pas accablés de vains espoirs, ne se dépenseront pas inutilement au milieu de la nuit, n’aimeront pas vainement l’impossible, et de la même manière, ils ne seront pas emportés par leur désir d’atteindre ce qu’ils peuvent attendre en raison d’une bonne fortune momentanée.
Un bien qui apparait soudainement afflige souvent les hommes comme s’il s’agissait d’un mal; un mal qui apparaît soudainement cause la plus grande misère à ceux qui n’ont pas formé leur esprit à l’avance.
(…) Ceux qui se livrent à la prédiction de l’avenir et de la vérité, ayant acquis une âme libre et non asservie, n’ont pas une haute opinion de la Fortune (chance), ne se consacrent pas à l’espoir et n’ont pas peur de la mort, mais vivent plutôt leur vie sans se laisser troubler par le dérangement en entrainant leur âme à être confiante et à ne pas se réjouir excessivement dans le cas du bien ni devenir déprimés dans le cas du mal, mais à se contenter de ce qui est présent.
Ceux qui ne désirent pas l’impossible sont capables de supporter ce qui leur est imposé grâce à leur propre maîtrise de soi; et étant éloignés de tout plaisir ou louange, ils s’établissent comme soldats du destin ».
But de l’astrologie par Vettius Valens
(In Hellenistic Astrology par Chris
Brennan)
